Catégorie : MORVAN

le morvan

  • Les stress de la vie en zone rurale

    Les stress de la vie en zone rurale

    Ils continuent à me stresser si bien qu’hier j’ai dû consulter un médecin.

    J’ai une hausse de tension. Il m’a été prescrit de l’Amlopine 10 mg (tension) ainsi que de la Desloratadine 5mg (allergies) et les 3 autres médicaments habituels depuis le début des années 2000.

    À mon arrivée à Lormes, en 1998, je n’avais aucun problème de santé.

    Je ne supporte pas l’humidité, ni le froid, ni le stress.

    J’ai vraiment des problèmes avec cette maison.

    J’ai en tête la période où j’avais acheté mon magasin à Maisons-Alfort en pensant, avec les conseils de ma comptable, à un complément de revenu pour ma retraite.

    J’avais fait une étude pour m’installer à Coubert (petit village pavillonnaire de 1900 habitants) à 27 km de chez moi à Créteil.

    Finalement j’y ai renoncer en raison de l’absence de métro.

    Je ne vois pas pourquoi je me serais installé à Lormes, à 250 km de chez moi, dans un trou perdu.

    J’avais renoncé à vivre à la campagne, même proche de Paris.

  • Mourir chez les loosers

    Mourir chez les loosers

    Persister sur les numéros perdants

    Dans cette campagne, ils s’intéressent plus à la mort qu’à la vie, à la misère qu’au bonheur, à l’échec qu’à la réussite.

    Ils aiment bien porter les mauvaises nouvelles, vraies ou fausses.

    C’est une mentalité de loosers qui ne vivent qu’aux dépens des autres sans même en profiter à long terme.

    Je les regarde, quand ils ont 100 €, ils sont capables de les dépenser en jeux à gratter et de tout perdre en quelques minutes (fait réel auquel j’ai assisté en buvant un café).

    Ils ne savent pas faire fructifier leurs acquis… ils détruisent, ils brûlent leur existence.

    Ils ne sont pas faits pour réussir et je suis prisonnier dans ce monde…

    Je fonctionne différemment

    Habituellement, je réfléchis et prends mes décisions à moyen et long terme. C’est ce qui m’a fait construire ma vie jusqu’à cette chute où j’ai perdu le contrôle à cause d’un stress répété sur plusieurs années.

    À 72 ans, difficile de partir seul, sans rien.


    Si je n’ai jamais, durant ces années, franchi le cap de repartir seul, c’est parce que je ressens le risque et même la quasi-certitude d’échouer et de me retrouver dans une situation encore pire.

    Je suis capable de prendre des risques, mais seulement avec des garanties et quand je pense que je vais réussir.

    Ce que je décris dans cet article n’est pas une généralité, ce sont des faits visibles. Il y a des gens plus sages, mais ils sont discrets. Certains finissent même par repartir de Lormes (ceux qui le peuvent).

    Il y a aussi, cette majorité de gens qui subissent ces conditions de vie minimalistes en ne demandant rien comme cette femme qui vivait dans un baraquement mal isolé (à Dun-les-Places), avec très peu de chauffage l’hiver et qui a fini par décéder vers ses 60 ans. Elle devait subir des températures proches de 0 degré la nuit et un environnement bruyant tôt le matin. J’en garde de la révolte et même de la haine pour ce monde. Je n’effacerai jamais cela de ma mémoire.

  • Déchetterie sauvage de Lormes

    Déchetterie sauvage de Lormes

    Je rentre de la déchetterie de Lormes ce jour 22 mai 2020 à 12 h 41.

    J’écris ce qui s’est passé au cas où un jour ou l’autre j’aurais un problème de santé.

    J’ai subi des tracasseries multiples lors du dépôt des débarras de marchandises que les habitants déposent au magasin ou que j’enlève lors de vide-maisons.

    LA KOMMANDANTUR DES DÉCHETS

    J’ai dû attendre 1/2 heure avant d’entrer et j’ai eu affaire à une femme qui m’a stressé pour des mesquineries dans le tri et l’absence de sacs qu’eux-mêmes finalement ne disposaient pas.

    Au bout d’un quart d’heure de cet énervement je me suis retrouvé tout étourdi, une vision floue avec une sensation de fatigue, la gorge sèche, l’envie de boire.

    LE TRAVAILLEUR CHINOIS GAGNE EN DIGNITÉ

    J’ai 71 ans et je dois travailler plus de 70 heures par semaine pour compléter ma maigre retraite par un revenu de misère (50 centimes de l’heure – recyclages divers).

    Je gagne moins qu’un travailleur chinois.

    Je supporte mal ces gens qui créent des agressions dominatrices avec des exigences souvent contradictoires.

    Je note cela au cas où un jour il m’adviendrait quelque chose par la tension nerveuse créée.

    Cette même personne m’avait un jour, sous la pluie, fait sortir ma carte de déchetterie.

    C’est peut-être normal, mais en remettant mon portefeuille dans ma poche, je l’avais mal placé sous le coup de l’agacement et je ne l’ai plus retrouvé.

    En fait, il s’était coincé hors de ma poche, dans ma doublure de blouson et a fini par tomber au moment où je rentrais dans ma cour.

    Heureusement que cela s’est passé chez moi, car imaginez si je l’avais perdu dans la rue, avec tous mes papiers et mon argent.

    ILS SONT À NOTRE SERVICE, ET PAS L’INVERSE (nous les payons)

    J’en ai assez de ces complications que je subis depuis 21 ans dans ce village.

    Tout est stress. Ils me mettent en danger.

    Ils ne m’aiment pas je préfèrerais être ailleurschez moi, loin de ces gens qui font ma souffrance et mon enfermement.

    Je le dis mal, mais c’est ce que je ressens.

    L’enfer de l’anéantissement dans la campagne et la solitude.

    Un monde sauvage et pervers

    Georges Brassens – Le Gorille

    https://youtu.be/faL2qm-F1jM
  • Vols, abus de confiance et menaces d’agression physique

    Vols, abus de confiance et menaces d’agression physique

    Triste campagne, que nous cache-t-on ?

    Les campagnes françaises ne sont pas aussi vertes qu’on le dit.

    Je suis tombé par accident dans le Morvan.

    Si la nature est jolie, les villages et les hameaux sont plutôt gris.

    Si l’on creuse encore un peu, on découvrira des choses étonnantes loin de l’image qu’on s’en ferait en écoutant les publicités.

    Pensiez-vous que tout est tranquille ? Point de délinquance, la confiance règne, top-là !

    J’ai travaillé comme éducateur en prévention à Villiers-le-Bel en région parisienne durant 4 ans et demi sans jamais rien me faire voler.

    Je peux vous dire, après 22 ans dans le Morvan, j’ai subi ici davantage de vols, d’abus de confiance et d’actes de vandalisme que durant 50 ans en région parisienne. C’est étonnant dans une région si peu peuplée.

    La délinquance existe toujours, mais sous des formes changeantes

    Vous trouverez ci-dessous des textes de colère suite à des actes de délinquance dont j’ai été victime à des périodes différentes.

    Au début des années 2000, ce fut surtout du vandalisme sur mon véhicule.

    Puis les vols en magasin, impayés sur des services se sont succédé.

    À l’époque où j’écris ces lignes nous sommes en 2020 et c’est surtout les vols au magasin dont je dois me méfier. Il y a quelque temps, ils ont réussi à me voler la caisse alors que j’étais sorti dans la cour très peu de temps.

    Ce sont des petits larcins dans la majorité des cas, mais d’autant plus minables et énervants que mes revenus sont très faibles.

    Il faut être constamment vigilant et douter de tout le monde.

    C’est une attitude que je n’avais pas en région parisienne, car mes fréquentations amicales et le travail étaient des domaines complétement séparés. D’autre part, mes amis et mes clients étaient de classe sociale nettement plus élevée pour la plupart.

    Écris de révolte

    ___ Vols et abus de confiance

    > On ne peut vraiment pas établir de liens sociaux amicaux sous peine de devenir une proie.
    C’est dû en partie à un certain type de population qui fréquente ma rue, c’est la rue principale où tout converge. Les plus malhonnêtes y ont leur quartier.
    Ce n’est heureusement qu’un nombre limité d’individus, mais cette mentalité est inacceptable.
    Marre des vols et des abus de confiance dans ce village.
    Depuis mon arrivée à Lormes en 1998 je n’ai jamais réussi à me faire vraiment d’amis à cause des mentalités qui règnent ici.
    On est obligé de se méfier de tout et même en étant sur ses gardes ils arrivent à vous arnaquer.
    Ces gens-là ne sont pas très entreprenants pour le travail, mais pour les méthodes permettant de vivre aux dépens des autres, certains ont une grande expérience.
    Les voleurs sont toujours gagnants.

    ___ Mon voleur a du travail

    >Il est scandaleux qu’à Lormes des entreprises fassent travailler les voleurs alors que des gens honnêtes sont sans emploi.
    Évitons de faire travailler les entreprises qui embauchent des gens malhonnêtes.
    >Je suis en danger.
    J’ai reçu des menaces d’agression physique en date du 27 juillet 2015 lors d’un appel téléphonique à 16 h 42.
    Il s’agit d’un homme qui me doit de l’argent (110 €) et qui ne veut pas me payer.

    ___ Arnaqueur !… un mode de vie

    >Encore un qui a réussi à m’arnaquer.
    Il me doit 110 euros de dépense que j’ai engagé pour lui.
    Ils sont très fort pour voler les autres. Ils inspirent la confiance parfois durant une longue période et puis, dès qu’ils peuvent se passer d’un service, ils cessent de payer ce qu’ils doivent.
    Ces même gens ont, eux, un travail.
    Ils sont même incités à ne pas payer leurs dettes pas des éducateurs responsables censés montrer l’exemple.
    C’est beau, la vie à la campagne… au pays des serpents !

    Je ne suis pas à ma place dans le Morvan

    J’ai vécu 22 ans de stress et de méfiance dans cette région.

    À Paris, j’habitais au 10e étage d’une résidence avec gardien, clé électronique et digicode d’accès.

    Je pouvais partir en voyage sans souci.

    Mes clients étaient des gens d’un bon niveau (responsables d’administrations, scientifiques, écrivains, artistes, etc) qui ne posaient pas de problème (hormis les rares fous).

    Quant à mes amis, on se ressemblait. Ils étaient « sélectionnés« , pas comme « voisins de palier« .

    Dans l’ensemble, tout était cloisonné. Mes amis étaient discrets.

    À Lormes, j’ai pignon sur rue et j’ai la colère de ne plus rien vivre de ce que j’aimais.

    La plupart des habitants sont des gens âgés, honnêtes et calmes, sans histoire.

    Les perturbateurs représentent une très faible partie de la population, mais on ne voit qu’eux tellement ils sont nuisibles à la tranquillité.

    Un autre élément qu’il faut savoir, c’est qu’en zone rurale, les gens veulent tout savoir de la vie des autres. C’est une occupation dans la monotonie de la vie. Ce sont parfois de véritables enquêtes : « on finira bien par savoir« , disent-ils.

    Cela n’aide pas à préserver l’anonymat. Personnellement, je préfère la discrétion, c’est une forme de respect correspondant à une éducation.

  • L’être humain n’est pas fait pour vivre dans l’humidité

    L’être humain n’est pas fait pour vivre dans l’humidité

    L’ÊTRE HUMAIN N’EST PAS COMME LES ARBRE

    La « bonne odeur » d’une sortie en forêt, c’est la nature qui se décompose dans l’humidité, le gel de l’hiver et renaît selon le cycle des saisons.

    Les arbres vivent avec les pieds mouillés toute l’année.

    L’ÊTRE HUMAIN ne supporte pas cela durablement.

    Il ne renaît pas chaque année.

    Nous payons le prix du mal logement.

    La ville et le progrès ont grandement améliorés notre santé et notre espérance de vie depuis les années 50, mais pas pour tout le monde.

    Pourquoi maintenir une part de la population dans l’insalubrité des années 50 ?

    Créer ainsi des dégâts irréversibles sur leur santé ?

    NON, NOUS NE SOMMES PAS FAITS POUR VIVRE DANS LA FORÊT NI DANS DES MAISONS ANCIENNES ET INSALUBRES (humidité = danger à moyen terme !).

  • Paradis vert, une misère noire

    Paradis vert, une misère noire

    C’est peut-être vrai, il y a des gens qui rêvent de vivre à la campagne… Ça n’a jamais été mon cas même quand j’y suis venu sous influence du stress et de la propagande à cause d’un con qui ne payait pas ses factures.

    La campagne, c’est la solitude et la misère.

    Si vous ne voulez pas déprimer, le meilleur moyen, c’est de travailler même si ça ne sert à rien.

    Vous ne pouvez pas espérer gagner votre vie si ces gens-là ne vous intègrent pas.

    Ils ont le pouvoir et le savoir pour vous détruire et si vous insistez, vous travaillez 2 fois plus qu’à Paris pour gagner 10 fois moins.

    À 67 ans, je travaille 70 h (minimum) par semaine pour gagner dans le meilleur des cas, 300 € par mois (et c’est plutôt nettement moins).

    Je me mens à moi-même pour ne pas tomber malade en me persuadant qu’un jour je rassemblerai la rançon pour reconstruire ma vie en rentrant à Paris, mais à 67 ans, on ne refait pas sa vie… on sombre petit à petit vers la mort.

    Campagnes pourries, vous m’avez brisé !…

    Ce paradis vert, c’est une misère noire pour ceux qui tombent dans leurs filets.

  • La misère fabriquée

    La misère fabriquée

    Je suis prêt à dire toute la vérité sur les campagnes…

    • Il est grandement temps d’arrêter de suicider des gens en les attirant au casse-pipe dans les campagnes où leur vie va se trouver déconstruite.
    • Les médias, les journalistes, les télévisions ont un devoir d’information pour empêcher les politiques d’attirer des « bouche-trous » dans ces villages qui se dépeuplent.

    La vie, c’est la ville.

    On peut bien plus facilement y réussir (pour ceux qui sont capables), ce n’est pas sans raison que depuis longtemps beaucoup ont fui ces zones isolées et sans avenir.

  • L’arnaque du bien-être à la campagne

    L’arnaque du bien-être à la campagne

    Lormes, ce village cimetière court à sa perte.

    Trop d’assistés et de délinquants…

    Il faut débarrasser ce ghetto de tous ces gens malhonnêtes,

    Arrêter d’attirer des citadins en leur disant que le village est « en plein développement ».

    C’est un mensonge criminel qui conduit des gens à leur perte.

    Permettre à ceux qui ont tout perdu et s’y retrouvent enfermés de rentrer chez eux dans leur ville d’origine, les remettre dans les conditions de leur vie antérieure et les indemniser pour ces années de vie perdues.

    La campagne provoque un vieillissement accéléré, il suffit de regarder tous les dégradations physiques et mentales de certains habitants.

    Non, il ne fait pas bon de vivre à la campagne. On y perd trop par rapport à la ville.

  • Au ghetto, les clans

    Au ghetto, les clans

    À force de subir la violence des campagnes (misère, solitude, vie déconstruite par le système politique d’arrivistes – égoïstes) certains en viennent à se suicider.

    Quand on est épuisé de devoir lutter pour survivre dans un monde pourri, on finit par le quitter.

    La campagne est vraiment un univers de merde !

    Même si la ville a ses problèmes, on peut y choisir des amis.

    Dans le ghetto d’un village, on ne peut rien construire quand on ne fait pas partie du clan.

  • Égoïste et malin pour réussir en zone rurale

    Égoïste et malin pour réussir en zone rurale

    LA DÉLINQUANCE EXISTE AUSSI EN ZONE RURALE

    On voudrait nous faire croire qu’il n’y a quasiment pas d’actes délictueux à la campagne.

    Disons plutôt que les médias ne sont pas présents pour les constater.

    Heureusement, en valeur brute, sur les 1200 habitants de mon village, il y a moins de délits que sur les 12 millions d’habitants de l’Île-de-France. Il s’agit d’une population modeste qui n’intéresse que peu les voleurs.

    De plus, les caméras de télévision ne sont pas présentes à chaque délit important.

    Les journaux locaux remplissent moins souvent leurs colonnes avec de tels actes.

    Les victimes déclarent apparemment moins souvent les délits d’autant plus que les forces de l’ordre sont souvent éloignées et moins présentent en raison de la superficie à couvrir.

    L’objectivité voudrait que l’on compare le taux de délinquance par rapport à un même nombre d’habitants. Mon village de Lormes représente dix mille (10 000) fois moins de population que la région parisienne d’autant plus que beaucoup d’habitations sont en réalité des résidences secondaires ou bien des maisons à vendre qui ne trouvent pas preneur.

    GRANDE FRAGILITÉ DES CAMPAGNES QUANT À LA Délinquance

    Pour ma part, je déplore beaucoup plus de vols et d’actes de malveillance sur mes biens qu’en région parisienne. C’est d’autant plus dramatique que mes revenus ont radicalement baissé.

    Installé par accident depuis 1998 dans le village de Lormes sans possibilité de retour en région parisienne, je subis de multiples arnaques de la part d’habitants experts en malhonnêteté.

    Je précise tout de suite que la majorité des gens de Lormes sont souvent âgés, ont une vie plutôt calme et ne posent pas de problème.

    Toutefois, Lormes accueille des cas sociaux commettant des vols et des dégâts matériels. Le vandalisme a souvent lieu à l’occasion de fêtes, lors de consommations excessives d’alcool. Cela provoque également des bagarres. C’est le fait de petits groupes d’individus de Lormes ou des environs.

    Actuellement, en novembre 2020, cette délinquance matérielle est en baisse apparente, d’après mon ressenti sur des faits objectifs. On parle davantage de problèmes de drogue. Restent des vols dans mon magasin dont les auteurs supposés ne semblent pas être de la région proche.

    Il faut être malin pour réussir en zone rurale. « Malin » ?

    À l’occasion de conversations dans les cafés, j’ai été prévenu « pour réussir ici, il faut être malin« . C’est une tournure de phrase qui m’a interrogé.

    À mon arrivée, en 1998, je vendais des ordinateurs Apple en banlieue parisienne depuis 1991 en réponse à un besoin et une demande. Réussir était pour moi une question de compétence pour satisfaire un client plutôt que d’astuce.

    JE N’AI AUCUNE UTILITÉ POUR CETTE RÉGION

    J’ai perdu le contrôle sur ma vie

    Pourtant, dans la deuxième année suivant mon arrivée, mon entreprise a été mise en faillite suite à un différend avec mon cabinet comptable.

    Toutes les autres factures de mes fournisseurs étaient pourtant réglées et mon compte bancaire était alimenté.

    Je voulais reprendre une activité professionnelle. Je ne pouvais vivre seul, avec un revenu minimum sans activité.

    Quelqu’un de bonne foi et que je respecte m’a pourtant déclaré : « il n’est pas question que tu travailles ici« .

    J’ai reçu cela comme une sentence. D’autres faits me confirmèrent qu’il m’était conseillé de vivre sans rien faire, avec un revenu minimum dont je devais me satisfaire.

    Je ne pouvais accepter de finir ma vie seul, dans la misère, sans voyager avec mon amie. Oui, j’ai toujours aimé voyager, mais ne n’ai jamais souhaité cette petite mort dans une campagne reculée même si je l’aime pour un week-end de temps en temps.

    Vivre, c’est agir

    Mon caractère actif ne pouvait accepter cela. C’était pour moi un dépérissement et l’obligation de renoncer au bonheur de vivre en réalisant ses projets dans la dignité.

    J’ai persisté dans ma recherche de créer une activité utile à la région.

    J’avais déposé une marque « Magasins de Pays – Relais proxi-marques » dont le but était de donner une visibilité aux professionnels de la région.

    Une telle initiative devait être soutenue localement et sur la région. Elle ne pouvait rester au niveau individuel pour se développer.

    J’y crois encore, mais j’ai abandonné, me rendant compte que je n’aurai jamais aucun soutien.

    On m’a montré qu’il y avait d’autres initiatives locales qui naissaient dans ce sens.

    J’avais envie de développer le tourisme dans le Morvan

    J’aurais aussi accepté d’aider dans d‘autres domaines comme le tourisme en développant l’accueil de touristes européens dans le Morvan. J’en aurais facilement acquis les compétences puisqu’à Paris, j’organisais des voyages de Français vers les pays d’Europe.

    Faire l’inverse ne me semblait pas plus difficile, bien au contraire.

    Il aurait fallu améliorer le confort des capacités d’accueil, mettre de la couleur(1) et de l’animation dans les rues du village, transformer l’axe principal en rue piétonnière de Pâques à octobre tous les jours en juillet et août, les week-ends les autres mois, développer des emplois liés au tourisme, faire de la publicité, etc.

    Rien d’impossible, mais ils préfèrent le bénévolat. Ils vous diront que je suis fou et moi je dis : « il faut retrousser ses manches et agir en grand en s’appuyant sur ses richesses naturelles« .

    Créer de l’emploi local, pas de l’assistanat

    Ce que je n’aurais surtout pas fait, c’est d’attirer de nouveaux habitants pour remplir des maisons grises avec des allocataires de revenu sociaux. C’est du travail pour les gens dynamiques et des clients dont la région a besoin. Il faut viser l’emploi local par la création de richesses.

    J’ai oublié l’idée d’initiative collective pour contribuer au développement de la région.

    Je me suis résigné à davantage de « discrétion » en démarrant une friperie qui est devenue au fil du temps une recyclerie.

    Je me suis occupé à tuer le temps

    J’ai maintenant une autoentreprise de vente de matériel d’occasion et je suis confronté en permanence aux vols, impayés et abus de confiance de toutes sortes. Ils volent même des verres à 20 centimes en détournant mon attention.

    Pour les gens nécessiteux, j’aurais accepté de donner quelques verres ou contre un bon d’achat d’un organisme social. Cependant, même avec le revenu minimum, je pense qu’il est possible d’acheter quelques verres à 20 centimes d’autant plus que c’est un article durable. Il faut rendre leur autonomie à ceux qui sont dépendants du tout gratuit.

    S’installer dans l’assistanat est nocif. Il retire aux assistés la nécessité de gérer sa vie et de choisir librement, d’avoir des projets. Toute valeur disparaît. Derrière l’assistanat, il y a quelqu’un qui paye. La dignité, c’est le travail, c’est aussi la liberté.

    Ils sont champions dans les techniques du « tout gratuit«  aux dépens des autres si bien qu’il faut vivre dans la méfiance continuelle et sans aucune relation amicale, « gratuite« , dans ce cas.

    En 16 ans (2), ils ont déconstruit ma vie par l’enfermement dans une région de solitude et de misère.

    Perte des valeurs : l’égoïsme prime sur l’humain

    L’installation dans l’assistanat entraîne une perte des valeurs. On n’est plus responsable de rien. C’est à la société de tout donner. Il faut se souvenir que même une compagnie d’assurances facture ses prestations à ses adhérents par péréquation solidaire.

    Le matérialisme en France et dans le monde a supplanté l’humain depuis de nombreuses années dans une trop grande part de la population.

    Cela concerne aussi trop souvent les organisations dites « de solidarité » ou qui s’affiche avec des buts sociaux.

    C’est une grave déviance de la société dans son rôle social envers les personnes fragilisées.

    Cela met aussi en péril les devoirs fondamentaux d’un pays concernant par exemple l’éducation, la culture, la santé, la sécurité et tout ce qui touche à la nation. Ce sont au contraire les structures collectives de ce type qu’il faut renforcer pour limiter l’assistanat.

    Sans une prise de conscience et une réaction des peuples la situation va empirer par la dictature du matérialisme sans respect de la vie.

    
    
    

    1 – des peintures artistiques ont animé certains murs 18 ans après que je l’avais suggéré dans un questionnaire de Christian Paul, c’est tardif et ce n’est pas suffisant, il faut un plan global
    2 – Texte créé en 2014, puis mis à jour