Persister sur les numéros perdants
Dans cette campagne, ils s’intéressent plus à la mort qu’à la vie, à la misère qu’au bonheur, à l’échec qu’à la réussite.
Ils aiment bien porter les mauvaises nouvelles, vraies ou fausses.
C’est une mentalité de loosers qui ne vivent qu’aux dépens des autres sans même en profiter à long terme.
Je les regarde, quand ils ont 100 €, ils sont capables de les dépenser en jeux à gratter et de tout perdre en quelques minutes (fait réel auquel j’ai assisté en buvant un café).
Ils ne savent pas faire fructifier leurs acquis… ils détruisent, ils brûlent leur existence.
Ils ne sont pas faits pour réussir et je suis prisonnier dans ce monde…
Je fonctionne différemment
Habituellement, je réfléchis et prends mes décisions à moyen et long terme. C’est ce qui m’a fait construire ma vie jusqu’à cette chute où j’ai perdu le contrôle à cause d’un stress répété sur plusieurs années.
À 72 ans, difficile de partir seul, sans rien.
Si je n’ai jamais, durant ces années, franchi le cap de repartir seul, c’est parce que je ressens le risque et même la quasi-certitude d’échouer et de me retrouver dans une situation encore pire.
Je suis capable de prendre des risques, mais seulement avec des garanties et quand je pense que je vais réussir.
Ce que je décris dans cet article n’est pas une généralité, ce sont des faits visibles. Il y a des gens plus sages, mais ils sont discrets. Certains finissent même par repartir de Lormes (ceux qui le peuvent).
Il y a aussi, cette majorité de gens qui subissent ces conditions de vie minimalistes en ne demandant rien comme cette femme qui vivait dans un baraquement mal isolé (à Dun-les-Places), avec très peu de chauffage l’hiver et qui a fini par décéder vers ses 60 ans. Elle devait subir des températures proches de 0 degré la nuit et un environnement bruyant tôt le matin. J’en garde de la révolte et même de la haine pour ce monde. Je n’effacerai jamais cela de ma mémoire.
