Triste campagne, que nous cache-t-on ?
Les campagnes françaises ne sont pas aussi vertes qu’on le dit.
Je suis tombé par accident dans le Morvan.
Si la nature est jolie, les villages et les hameaux sont plutôt gris.
Si l’on creuse encore un peu, on découvrira des choses étonnantes loin de l’image qu’on s’en ferait en écoutant les publicités.
Pensiez-vous que tout est tranquille ? Point de délinquance, la confiance règne, top-là !
J’ai travaillé comme éducateur en prévention à Villiers-le-Bel en région parisienne durant 4 ans et demi sans jamais rien me faire voler.
Je peux vous dire, après 22 ans dans le Morvan, j’ai subi ici davantage de vols, d’abus de confiance et d’actes de vandalisme que durant 50 ans en région parisienne. C’est étonnant dans une région si peu peuplée.
La délinquance existe toujours, mais sous des formes changeantes
Vous trouverez ci-dessous des textes de colère suite à des actes de délinquance dont j’ai été victime à des périodes différentes.
Au début des années 2000, ce fut surtout du vandalisme sur mon véhicule.
Puis les vols en magasin, impayés sur des services se sont succédé.
À l’époque où j’écris ces lignes nous sommes en 2020 et c’est surtout les vols au magasin dont je dois me méfier. Il y a quelque temps, ils ont réussi à me voler la caisse alors que j’étais sorti dans la cour très peu de temps.
Ce sont des petits larcins dans la majorité des cas, mais d’autant plus minables et énervants que mes revenus sont très faibles.
Il faut être constamment vigilant et douter de tout le monde.
C’est une attitude que je n’avais pas en région parisienne, car mes fréquentations amicales et le travail étaient des domaines complétement séparés. D’autre part, mes amis et mes clients étaient de classe sociale nettement plus élevée pour la plupart.
Écris de révolte
___ Vols et abus de confiance
| > | On ne peut vraiment pas établir de liens sociaux amicaux sous peine de devenir une proie. C’est dû en partie à un certain type de population qui fréquente ma rue, c’est la rue principale où tout converge. Les plus malhonnêtes y ont leur quartier. Ce n’est heureusement qu’un nombre limité d’individus, mais cette mentalité est inacceptable. Marre des vols et des abus de confiance dans ce village. Depuis mon arrivée à Lormes en 1998 je n’ai jamais réussi à me faire vraiment d’amis à cause des mentalités qui règnent ici. On est obligé de se méfier de tout et même en étant sur ses gardes ils arrivent à vous arnaquer. Ces gens-là ne sont pas très entreprenants pour le travail, mais pour les méthodes permettant de vivre aux dépens des autres, certains ont une grande expérience. Les voleurs sont toujours gagnants. |
___ Mon voleur a du travail
| > | Il est scandaleux qu’à Lormes des entreprises fassent travailler les voleurs alors que des gens honnêtes sont sans emploi. Évitons de faire travailler les entreprises qui embauchent des gens malhonnêtes. |
| > | Je suis en danger. J’ai reçu des menaces d’agression physique en date du 27 juillet 2015 lors d’un appel téléphonique à 16 h 42. Il s’agit d’un homme qui me doit de l’argent (110 €) et qui ne veut pas me payer. |
___ Arnaqueur !… un mode de vie
| > | Encore un qui a réussi à m’arnaquer. Il me doit 110 euros de dépense que j’ai engagé pour lui. Ils sont très fort pour voler les autres. Ils inspirent la confiance parfois durant une longue période et puis, dès qu’ils peuvent se passer d’un service, ils cessent de payer ce qu’ils doivent. Ces même gens ont, eux, un travail. Ils sont même incités à ne pas payer leurs dettes pas des éducateurs responsables censés montrer l’exemple. C’est beau, la vie à la campagne… au pays des serpents ! |
Je ne suis pas à ma place dans le Morvan
J’ai vécu 22 ans de stress et de méfiance dans cette région.
À Paris, j’habitais au 10e étage d’une résidence avec gardien, clé électronique et digicode d’accès.
Je pouvais partir en voyage sans souci.
Mes clients étaient des gens d’un bon niveau (responsables d’administrations, scientifiques, écrivains, artistes, etc) qui ne posaient pas de problème (hormis les rares fous).
Quant à mes amis, on se ressemblait. Ils étaient « sélectionnés« , pas comme « voisins de palier« .
Dans l’ensemble, tout était cloisonné. Mes amis étaient discrets.
À Lormes, j’ai pignon sur rue et j’ai la colère de ne plus rien vivre de ce que j’aimais.
La plupart des habitants sont des gens âgés, honnêtes et calmes, sans histoire.
Les perturbateurs représentent une très faible partie de la population, mais on ne voit qu’eux tellement ils sont nuisibles à la tranquillité.
Un autre élément qu’il faut savoir, c’est qu’en zone rurale, les gens veulent tout savoir de la vie des autres. C’est une occupation dans la monotonie de la vie. Ce sont parfois de véritables enquêtes : « on finira bien par savoir« , disent-ils.
Cela n’aide pas à préserver l’anonymat. Personnellement, je préfère la discrétion, c’est une forme de respect correspondant à une éducation.
