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  • Mes amis sont à PARIS avec le plus beau de ma vie

    Mes amis sont à PARIS avec le plus beau de ma vie

    Mes amis, mon amie, ma famille et mon histoire sont les raisons principales pour lesquelles j’aime la région parisienne.

    Il y a aussi d’autres raisons importantes comme ma réussite professionnelle et mon logement d’où je voyais le quartier de mon enfance.

    La région parisienne était le décor de ma vie. Mes amis et moi, nous en étions les acteurs.

    Je n’aime pas PARIS comme un spectateur. Paris a ses inconvénients et aussi de gros avantages qui justifient la densité de la population.

    J’aime PARIS pour MES AMIS et les souvenirs qui ont fait les images des périodes fastes de ma vie de mon enfance jusqu’à mes 50 ans, juste avant la chute.

    PARIS, c’est les seules années qui ont compté pour moi.

    En région parisienne, j’ai bâti ma vie. Réussi sans diplôme et était aimé pour ce que je suis autant par des petits que par des gens instruits.

    Je n’ai rien construit de solide dans le Morvan qui pourrait m’ancrer à la région.

    J’aime le Morvan pour son paysage, mais juste de passage. Toutes mes réussites, tous les visages de mes souvenirs se trouvent en région parisienne.

    Je me fous des monuments ce qui compte, ce sont les gens qui ont fait route avec moi. Je les ai perdus et pourtant, ils sont toujours là

    On n’efface pas les bons souvenirs

    PARIS, c’était pour moi les sorties en groupe aux grands spectacles de Robert Hossein ou d’Holiday on Ice au Palais des Sports, au cinéma ou aux chansonniers place de la République. J’en ai tellement fait des virées dans PARIS jusqu’au 1er novembre 1998.

    Plus jamais, depuis cette année-là, je n’en ai vu. Holiday on Ice doit passer 3 ou 4 fois à DIJON chaque année, mais comment y aller en scooter et rentrer dans le milieu de la nuit et à quel prix ? Et même, je n’ai pas envie… pas seul, je suis détruit.

    J’avais beaucoup d’amis en banlieue, mais aussi, quelques-uns, plutôt bien lotis dans PARIS. Ils venaient aussi chez moi.

    Plus jamais je ne mettrai les pieds, avec eux, sur les Champs Élysées ou à la Foire du Trône pour les montrer aux contacts qui passaient chez nous.

    Certes, je n’ai que rarement pris le métro aux heures de pointe hormis dans ma jeunesse entre La Bourse de Paris et Maisons-Alfort, mais je connais bien ce réseau souterrain de transport en commun.

    À LA CAMPAGNE, NI MÉTRO, NI BOULOT… DODO

    Pour le prix modique d’un ticket à 1.90 € on va ou l’on veut en métro.

    Dans le Morvan, on n’a pas de carte de transport. On paye « plein pot » les kilomètres en voiture et c’est cher rien que pour faire mes courses à Corbigny où le choix est réduit (25 km AR = 12 €) ou Avallon avec un hypermarché (60 km AR = 30 €). Pour trouver un vrai centre commercial, il faut aller à Nevers (160 km AR = 80 €) ou à Dijon (c’est mieux, mais 250 km AR = 125 €). Pas de réduction si l’on doit se déplacer tous les jours pour le travail.

    J’AI PAS CHOISI

    Je n’ai pas choisi de vivre à Lormes, j’ai fui une souffrance à Créteil.

    Après mon installation, au retour de mon amie vers Paris, j’ai ressenti un grand vide en regardant son train s’éloigner. Je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas. Je commençais à prendre conscience de la situation.

    J’ai craint d’exprimer cela à mon entourage. Honte de ce que j’avais fait.

    J’ai voulu aussi « ternir parole » pour être digne de la confiance que les gens avaient en moi.

    Je n’ai pas choisi de quitter la région parisienne. J’ai fui un stress sans que ma conscience n’intervienne.

    CE N’EST PAS À MOI D’AVOIR HONTE

    Ce n’était pas à moi d’avoir honte. C’était à ceux qui m’avaient trahi et manipulé.

    Après 22 ans de vie dans ce village, j’ai tout perdu de ce qui faisait ma vie.

    Ce déracinement a détruit ma vie relationnelle et ma santé. Il m’a spolié de mes biens et de toutes mes raisons de vivre.

    Je suis furieux quand des gens me disent qu’il faut que je me contente de ce que j’ai. Cela justifierait que l’on puisse vous dépouiller de ce que vous avez acquis par votre travail et celui de votre famille. Mes parents et grands-parents ont payé chèrement leur installation en région parisienne. Ils m’avaient ouvert les portes de ma réussite malgré leurs faibles moyens.

    Maintenant, j’ai peur de fuir aussi la vie.

    J’AIME TOUJOURS LA VIE, MAIS TANT PIS…

    Je n’espère plus rien, qu’une fin pas trop douloureuse. Ces 22 ans de luttes m’ont usé.

    Je ne serais pas venu seul. Je ne suis pas parvenu à retourner seul en région parisienne. C’est le revers de la médaille d’avoir été aimé et entouré dans le passé. Je ne suis pas une brute et mes amis sont mes points de repère et mes points d’appui psychologiques. On m’a inculqué des valeurs humaines qui sont parfois des handicaps dans un environnement hostile. Ces valeurs m’ont aussi permis d’être heureux avec d’autres.

    Curieusement, courant septembre 2020, mon pied s’étant accroché dans un branchage, je me suis laissé partir en avant et je suis tombé à plat ventre sur la route. Je me suis retrouvé avec la main gauche en sang et une forte douleur au genou gauche. J’ai craint pour mon genou le lendemain. Ça a fini heureusement par guérir en une semaine.

    Je me rends compte que cette solitude me fait perdre l’instinct de survie.

    Normalement, j’aurais dû avoir, comme à l’habitude, un réflexe pour tomber sans me blesser.

    Ce jour-là, je n’ai pas eu cet automatisme. Dans ma chute, j’ai pensé « tant pis« . Je me rends compte que je perds l’envie de vivre.

    Par ce site, je veux alerter ceux qu’il pourrait aider à préserver leurs racines pour ne pas perdre leur vie.

    CHACUN POUR SOI

    Des gens me harcèlent pour que je fasse des travaux dans ma maison. C’est un stress supplémentaire. Je ne peux assumer de telles dépenses. Il s’agit de plusieurs bâtiments complétement en ruine qu’il vaudrait mieux détruire. Il serait plus urgent de faire des travaux là où je vis car au dernier orage mon couloir d’entrée s’est retrouvé inondé. La toiture est en mauvais état.

    De cela, nul ne s’en soucie dans ce voisinage. Je vais devoir vendre cette maison. D’un appartement moderne à Créteil et d’un magasin à Maisons-Alfort qui devait m’apporter un complément de retraite, je vais me retrouver locataire sans rien à moi. Lormes ne m’a pas encore pris mon savoir ni mon intelligence qui n’ont pas de valeur ici.

    TROP DUR POUR MOI

    En région parisienne, je vivais en copropriété. Je n’avais donc pas à m’occuper de l’entretien de l’immeuble. Je reconnais que je suis incapable de faire fonctionner ma petite entreprise 7 jours sur 7, 10 heures par jour (pour un revenu inférieur à celui d’un travailleur chinois) et d’entretenir une maison. À 72 ans, je fatigue un peu, mais je ne l’aurais pas fait à 25 ans.

    Je ne sais malheureusement m’investir que dans une chose à la fois. Ça a toujours été le travail qui a pris le dessus car il est supposé me faire gagner de l’argent pour faire le reste. C’est sans doute une faiblesse de ma personnalité qui est l’une des raisons pour laquelle je ne peux pas vivre seul dans une maison à la campagne… et ça, je le savais depuis bien longtemps.

    ILS CONDITIONNENT LES CERVEAUX ET ATTENDENT LEUR L’HEURE

    Lors de mes 20 – 25 ans, j’étais étonné par la propagande dans les journaux télévisés de 13 heures pour que des gens aillent vivre à la campagne (sur TF1, si je me rappelle). J’avais demandé l’avis d’un ami qui m’avait répondu « qu’il fallait mieux rendre les villes meilleures » et j’avais décidé de dire « NON » à toute idée d’installation à la campagne.

    De toute ma vie, je n’ai jamais voulu ni maison de campagne, ni caravane ou autre.

    Je voyageais souvent… toujours à l’hôtel lors de mes voyages fréquents et comme résidence principale, mon appartement à Créteil. Je ne voulais pas de contrainte durant mes loisirs ni devoir prendre en charge toute l’année une maison ou autre. Une vie facile et heureuse avec un métier qui me plaisait, mon amie et des voyages, sorties spectacles et restaurants. Je n’avais besoin de rien d’autre.

    Je ne rêvais surtout pas de maison à la campagne. Je voulais bouger, franchir les montagnes, visiter des endroits pittoresques et variés. J’aime le changement, la liberté. Une maison de campagne, c’est tout le contraire. Je savais ce que j’aimais depuis mon adolescence.

    Après avoir réussi ma vie jusqu’à l’âge de 50 ans… tout m’aura été repris.

    Je suis obligé de vendre (pour 10 000 €, c’est ce que ça vaut) et payer un loyer de 500 € par mois (c’est correct ici). Le nouveau propriétaire (un artisan) prévoit des travaux d’amélioration que je ne saurais entreprendre seul. J’ai eu une poussée de tension causée par tout ce que je vis ici. C’est sans doute la meilleure solution pour faire diminuer provisoirement mon stress avec le voisinage. Cela reste une honte pour ce village de ne pas m’avoir fait travailler pour que je puisse maintenir une vie digne.

    Je vais partager avec vous ce que je vis tout au long des jours.

    CEUX QUI PARTENT ONT TOUJOURS TORT

    Lisez mon histoire. Elle est pour vous. Si elle peut aider quelqu’un à préserver sa vie en cas de difficultés, j’aurais fait une bonne action. Gardez vos racines, gardez ceux qui vous sont chers, gardez ce que vous aimez. Ceux qui partent ont toujours tort.

    La région parisienne n’est pas facile pour certains comme c’est le cas dans beaucoup de grandes villes. Pourtant, les campagnes éloignées ne peuvent offrir ce que l’on trouve en ville. Pire, la vie dans des hameaux perdus est un danger et une solitude quand on vieillit. Le retour en ville devient vite impossible même si on le croyait au début.

    Nous sommes le 25 octobre 2020,

    Job SANTER
    (c’est un pseudo qui me va bien dans cette Nièvre)

    C’est vrai, je n’aime pas la foule dans PARIS.

    Toutefois, PARIS la nuit, quand ça roule, avec mes amis, c’est la fête.

    Ils m’emmenaient là où je ne serais jamais allé seul, je me laissais facilement emporter par l’ambiance.

    En la banlieue, il y a beaucoup de richesses à visiter et des super restaurants.

    La campagne, c’est trop calme

    Depuis 22 ans que je suis à Lormes, sans personne qui compte pour moi, je ne fais plus rien d’important.

  • MA VIE : UNE LIGNE BRISÉE

    MA VIE : UNE LIGNE BRISÉE

    Mon but unique : « Retrouver mes racines« 

    J’aime la vie, mais je ne suis pas au bon endroit

    Je suis furieux d’être enclavé du monde depuis 22 ans dans un trou perdu, sans amis, sans vie sociale, sans vrai travail avec un revenu décent qui me permettrait de retrouver mes origines, mon style de vie, mes amis, ma vie affective et mon « chez moi ».

    Lormes est pour moi une rupture avec mon histoire et ma réussite sociale. J’ai perdu mes repères et ma liberté. Je veux retrouver mes racines dans la sécurité.

    Je dis : « ma vie est à Paris« .

    On me répond, « oui, mais maintenant tu es à Lormes, il faut vivre ici« .

    Comme si on pouvait impunément déplacer des êtres humains selon les besoins comme de vulgaires objets.

    Mourir hors du temps

    le dépeuplement des zones rurales

    Je comprends que les campagnes sont incapables de garder leurs enfants les plus ambitieux dans leur région faute de travail et de vie intéressante.

    Alors, les responsables politiques et administratifs cherchent à attirer des gens (Français ou non) dans ces lieux désertifiés de population, sans vie économique suffisante ni tout ce qui est essentiel à la vie moderne qui va de la culture à la santé.

    S’il est jugé nécessaire que des gens viennent habiter et travailler dans les campagnes, plutôt que de les couper définitivement de leurs racines il faut leur proposer des « contrats de déplacement provisoire » en zone rurale sans perte de revenu pour des durées définies et renouvelables.

    Les déplacés auront ensuite la possibilité de retourner dans leur ville d’origine sans perte d’avantages acquis dans leur niveau de vie.

    Il faut remplacer l’habitat ancien mal isolé et particulièrement polluant par un nouvel habitat moderne produisant de l’énergie.

    Cette vie n’est pas la mienne

    Dans certaines campagnes isolées, purement et simplement, il manque tout : pas de commerce, pas de médecin. Ne parlons pas du réseau téléphonique et de l’Internet aux abonnés absents. Il n’y a rien que des maisons plus ou moins délabrées.

    C’est vrai qu’il y a pire que Lormes. C’est un village. Pire, c’est de se retrouver en pleine nature, complètement isolé d’absolument tout. Ça ne me console pas. J’avais construit la vie qui me correspondait. On me l’a détruite par l’enfermement dans ce Morvan. Je vis dans la dépendance, « avec des chaînes » (revenu insuffisant) qui m’empêchent de retourner chez moi.

    Attirer des gens dans les campagnes, c’est les envoyer au « casse-pipe » !

    Certaines régions vous invitent gratuitement. Ils mettent « les petits plats dans les grands » pour vous séduire. Ils jouent les « cartes du désespoir » pour vous faire craquer et recréent le jardin d’Éden loin de la ville.

    Plus discrets, ce sont les conditionnements mentaux des citadins depuis des dizaines d’années par les médias.

    Les gens réfléchissent et comprennent les risques de s’exiler loin des villes. Un jour, ils vivent un stress important et se font emporter par le conditionnement mental reçu des années durant. Ils perdent tout.

    Vivre en ville : d’énormes avantages

    Une vie plus facile

    On a tellement de reproches à faire à la ville qu’on en oublie pourquoi les villes se sont créées.

    En se regroupant, on réduit fortement les coûts des déplacements. La vie en immeuble réduit fortement les dépenses énergétiques et la pollution. Beaucoup d’autres choses deviennent plus accessibles, moins chères, de meilleure qualité, plus écologique ou ne peuvent tout simplement exister qu’à partir d’une population importante.

    Des transports en commun efficaces

    On oublie les kilomètres à parcourir pour aller faire ses courses à la campagne sans transport en commun bien souvent. En ville, on a tout sur place.

    À Paris, la capitale est quadrillée de métros toutes les 85 secondes à 4 minutes selon l’heure et la ligne avec environ 300 stations. C’est le moyen de transport le plus économique (1.90 € par ticket, 1.45 € par carnet de 10). Il y a aussi les autobus, les tramways, les RER et les trains vers la banlieue ainsi que les grandes lignes.

    Dans les zones rurales, les transports en commun sont rares. Quand ils existent, c’est en nombre très limité (1 ou 2 par jour, voire, seulement certains jours).

    Gagner moins et payer plus

    Pour les courses, les prix sont les mêmes qu’en région parisienne voir plus élevés. Il faut en plus ajouter le coût du déplacement en voiture.

    Pour trouver de grands centres commerciaux comme en région parisienne, il faut parfois parcourir plus de 200 kilomètres aller-retour.

    Pour moi, le seul concessionnaire de mon scooter (Honda) se trouve à DIJON. Je profite de chaque révision pour faire des achats que je ne trouve que là. C’est un parcours de 250 kilomètres.

    Quant au rêve de cultiver son jardin, il faut déjà avoir un jardin et passer du temps à s’en occuper. Cultiver soi-même son jardin ne garantit pas la qualité sanitaire des aliments : par exemple, pollution de l’eau, du sol, de l’air.

    À la campagne, tout devient compliqué, polluant et coûteux

    Le prix d’une ou deux voitures à entretenir pour les déplacements est très coûteux. C’est souvent une part importante des maigres salaires dans ces régions (quand on a la chance d’avoir un travail et de le garder). On oublie vite les bons restaurants, les sorties spectacles et shoppings de folie.

    Il en va de même pour les carrières professionnelles. Les débouchés sont très limités et bien moins payés qu’à Paris. Les frais de transport grèvent souvent significativement le salaire.

    On n’est jamais sûr de garder son emploi. Quand on le perd, à la campagne, c’est trop souvent définitif. En ville, on a davantage de chance d’en retrouver un.

    Tout devient compliqué et coûteux. On se restreint vite à une vie minimaliste.

    Rural : plus de pollution, mais discrète

    Ceux qui ont la conscience écologiste pourront calculer l’empreinte carbone engendrée par les maisons individuelles mal isolées et les déplacements en voiture pour la moindre nécessité comme d’aller travailler ou d’emmener les enfants à l’école. Cette pollution est largement dispersée et ne se voit pas. Elle est néanmoins pire qu’en ville : il ne faut pas se mentir.

    Rural : quand ça tourne mal

    Que dire de la maison qui se dégrade et qu’il faut constamment entretenir. Il faut trouver les professionnels compétents et ce n’est pas gagné.

    Que se passera-t-il le jour où l’on ne peut plus conduire ?

    C’est vrai qu’il y a une économie si on ne part plus en vacances ou en week-end.

    En ville, il y a des gens qui vivent sans voiture. En zone rurale, c’est très compliqué.

    Les chemins de la misère

    Si vous vous déplacez souvent à pied, en ville, la voirie est constamment entretenue. En zone rurale, c’est beaucoup moins régulier. Les trottoirs sont souvent absents.

    Dans ma région, lors des chaleurs de l’été, le revêtement des routes se liquéfie. Alors, la chaussée est recouverte d’une couche de gravillons qui rend la circulation en deux roues dangereuse.

    Dans les premiers jours de mon arrivée à Lormes, je me suis tordu la cheville dans un trou de la route. J’ai souffert d’une entorse plutôt violente dans les premiers jours. Je ne pouvais plus marcher.

    Ensuite, j’ai pris l’habitude de bien regarder où je mettais les pieds.

    Perdre ses liens sociaux, se retrouver seul

    Si vous aimez avoir une vie sociale, avoir de nombreux amis, sortir ensemble ou les uns chez les autres, en zone rurale, c’est beaucoup plus limité.

    Dans les premiers temps, vos anciens amis vous rendront peut-être visite, mais la distance finit par couper les liens. Personnellement, j’ai eu de la visite durant 18 ans, puis quelques appels téléphoniques, et après 20 ans, plus rien.

    De mon côté, je ne peux même plus entrer dans Paris pour leur rendre visite à cause de l’âge de mon véhicule, des risques de panne et des frais occasionnés par l’hébergement.

    Michel Berger et France Gall « Ça balance pas mal à Paris »

  • Égoïste et malin pour réussir en zone rurale

    Égoïste et malin pour réussir en zone rurale

    LA DÉLINQUANCE EXISTE AUSSI EN ZONE RURALE

    On voudrait nous faire croire qu’il n’y a quasiment pas d’actes délictueux à la campagne.

    Disons plutôt que les médias ne sont pas présents pour les constater.

    Heureusement, en valeur brute, sur les 1200 habitants de mon village, il y a moins de délits que sur les 12 millions d’habitants de l’Île-de-France. Il s’agit d’une population modeste qui n’intéresse que peu les voleurs.

    De plus, les caméras de télévision ne sont pas présentes à chaque délit important.

    Les journaux locaux remplissent moins souvent leurs colonnes avec de tels actes.

    Les victimes déclarent apparemment moins souvent les délits d’autant plus que les forces de l’ordre sont souvent éloignées et moins présentent en raison de la superficie à couvrir.

    L’objectivité voudrait que l’on compare le taux de délinquance par rapport à un même nombre d’habitants. Mon village de Lormes représente dix mille (10 000) fois moins de population que la région parisienne d’autant plus que beaucoup d’habitations sont en réalité des résidences secondaires ou bien des maisons à vendre qui ne trouvent pas preneur.

    GRANDE FRAGILITÉ DES CAMPAGNES QUANT À LA Délinquance

    Pour ma part, je déplore beaucoup plus de vols et d’actes de malveillance sur mes biens qu’en région parisienne. C’est d’autant plus dramatique que mes revenus ont radicalement baissé.

    Installé par accident depuis 1998 dans le village de Lormes sans possibilité de retour en région parisienne, je subis de multiples arnaques de la part d’habitants experts en malhonnêteté.

    Je précise tout de suite que la majorité des gens de Lormes sont souvent âgés, ont une vie plutôt calme et ne posent pas de problème.

    Toutefois, Lormes accueille des cas sociaux commettant des vols et des dégâts matériels. Le vandalisme a souvent lieu à l’occasion de fêtes, lors de consommations excessives d’alcool. Cela provoque également des bagarres. C’est le fait de petits groupes d’individus de Lormes ou des environs.

    Actuellement, en novembre 2020, cette délinquance matérielle est en baisse apparente, d’après mon ressenti sur des faits objectifs. On parle davantage de problèmes de drogue. Restent des vols dans mon magasin dont les auteurs supposés ne semblent pas être de la région proche.

    Il faut être malin pour réussir en zone rurale. « Malin » ?

    À l’occasion de conversations dans les cafés, j’ai été prévenu « pour réussir ici, il faut être malin« . C’est une tournure de phrase qui m’a interrogé.

    À mon arrivée, en 1998, je vendais des ordinateurs Apple en banlieue parisienne depuis 1991 en réponse à un besoin et une demande. Réussir était pour moi une question de compétence pour satisfaire un client plutôt que d’astuce.

    JE N’AI AUCUNE UTILITÉ POUR CETTE RÉGION

    J’ai perdu le contrôle sur ma vie

    Pourtant, dans la deuxième année suivant mon arrivée, mon entreprise a été mise en faillite suite à un différend avec mon cabinet comptable.

    Toutes les autres factures de mes fournisseurs étaient pourtant réglées et mon compte bancaire était alimenté.

    Je voulais reprendre une activité professionnelle. Je ne pouvais vivre seul, avec un revenu minimum sans activité.

    Quelqu’un de bonne foi et que je respecte m’a pourtant déclaré : « il n’est pas question que tu travailles ici« .

    J’ai reçu cela comme une sentence. D’autres faits me confirmèrent qu’il m’était conseillé de vivre sans rien faire, avec un revenu minimum dont je devais me satisfaire.

    Je ne pouvais accepter de finir ma vie seul, dans la misère, sans voyager avec mon amie. Oui, j’ai toujours aimé voyager, mais ne n’ai jamais souhaité cette petite mort dans une campagne reculée même si je l’aime pour un week-end de temps en temps.

    Vivre, c’est agir

    Mon caractère actif ne pouvait accepter cela. C’était pour moi un dépérissement et l’obligation de renoncer au bonheur de vivre en réalisant ses projets dans la dignité.

    J’ai persisté dans ma recherche de créer une activité utile à la région.

    J’avais déposé une marque « Magasins de Pays – Relais proxi-marques » dont le but était de donner une visibilité aux professionnels de la région.

    Une telle initiative devait être soutenue localement et sur la région. Elle ne pouvait rester au niveau individuel pour se développer.

    J’y crois encore, mais j’ai abandonné, me rendant compte que je n’aurai jamais aucun soutien.

    On m’a montré qu’il y avait d’autres initiatives locales qui naissaient dans ce sens.

    J’avais envie de développer le tourisme dans le Morvan

    J’aurais aussi accepté d’aider dans d‘autres domaines comme le tourisme en développant l’accueil de touristes européens dans le Morvan. J’en aurais facilement acquis les compétences puisqu’à Paris, j’organisais des voyages de Français vers les pays d’Europe.

    Faire l’inverse ne me semblait pas plus difficile, bien au contraire.

    Il aurait fallu améliorer le confort des capacités d’accueil, mettre de la couleur(1) et de l’animation dans les rues du village, transformer l’axe principal en rue piétonnière de Pâques à octobre tous les jours en juillet et août, les week-ends les autres mois, développer des emplois liés au tourisme, faire de la publicité, etc.

    Rien d’impossible, mais ils préfèrent le bénévolat. Ils vous diront que je suis fou et moi je dis : « il faut retrousser ses manches et agir en grand en s’appuyant sur ses richesses naturelles« .

    Créer de l’emploi local, pas de l’assistanat

    Ce que je n’aurais surtout pas fait, c’est d’attirer de nouveaux habitants pour remplir des maisons grises avec des allocataires de revenu sociaux. C’est du travail pour les gens dynamiques et des clients dont la région a besoin. Il faut viser l’emploi local par la création de richesses.

    J’ai oublié l’idée d’initiative collective pour contribuer au développement de la région.

    Je me suis résigné à davantage de « discrétion » en démarrant une friperie qui est devenue au fil du temps une recyclerie.

    Je me suis occupé à tuer le temps

    J’ai maintenant une autoentreprise de vente de matériel d’occasion et je suis confronté en permanence aux vols, impayés et abus de confiance de toutes sortes. Ils volent même des verres à 20 centimes en détournant mon attention.

    Pour les gens nécessiteux, j’aurais accepté de donner quelques verres ou contre un bon d’achat d’un organisme social. Cependant, même avec le revenu minimum, je pense qu’il est possible d’acheter quelques verres à 20 centimes d’autant plus que c’est un article durable. Il faut rendre leur autonomie à ceux qui sont dépendants du tout gratuit.

    S’installer dans l’assistanat est nocif. Il retire aux assistés la nécessité de gérer sa vie et de choisir librement, d’avoir des projets. Toute valeur disparaît. Derrière l’assistanat, il y a quelqu’un qui paye. La dignité, c’est le travail, c’est aussi la liberté.

    Ils sont champions dans les techniques du « tout gratuit«  aux dépens des autres si bien qu’il faut vivre dans la méfiance continuelle et sans aucune relation amicale, « gratuite« , dans ce cas.

    En 16 ans (2), ils ont déconstruit ma vie par l’enfermement dans une région de solitude et de misère.

    Perte des valeurs : l’égoïsme prime sur l’humain

    L’installation dans l’assistanat entraîne une perte des valeurs. On n’est plus responsable de rien. C’est à la société de tout donner. Il faut se souvenir que même une compagnie d’assurances facture ses prestations à ses adhérents par péréquation solidaire.

    Le matérialisme en France et dans le monde a supplanté l’humain depuis de nombreuses années dans une trop grande part de la population.

    Cela concerne aussi trop souvent les organisations dites « de solidarité » ou qui s’affiche avec des buts sociaux.

    C’est une grave déviance de la société dans son rôle social envers les personnes fragilisées.

    Cela met aussi en péril les devoirs fondamentaux d’un pays concernant par exemple l’éducation, la culture, la santé, la sécurité et tout ce qui touche à la nation. Ce sont au contraire les structures collectives de ce type qu’il faut renforcer pour limiter l’assistanat.

    Sans une prise de conscience et une réaction des peuples la situation va empirer par la dictature du matérialisme sans respect de la vie.

    
    
    

    1 – des peintures artistiques ont animé certains murs 18 ans après que je l’avais suggéré dans un questionnaire de Christian Paul, c’est tardif et ce n’est pas suffisant, il faut un plan global
    2 – Texte créé en 2014, puis mis à jour

  • Un fils d’ouvrier prisonnier dans la Nièvre

    Un fils d’ouvrier prisonnier dans la Nièvre

    UN FILS D’OUVRIER ENFERMÉ À LORMES

    Je suis solidaire des travailleurs pour la défense du monde du travail. J’y ai participé lorsque j’étais en région parisienne.

    Je suis exilé involontaire dans la terre « socialiste » de la Nièvre à Lormes, victime d’un malade mental.

    Je combats pour ma survie dans des conditions d’insalubrité préjudiciables à ma santé.

    Depuis 22 ans je demandais mon retour dans le Val-de-Marne, ma région natale, pour retrouver ses racines.

    Toute cette tranche de vie perdue alors que j’avais l’énergie et la santé. Ces conditions de vie m’auront usé physiquement et moralement.

    Je n’espère plus rien de cette France qui n’a de social que le nom. Le social ne consiste pas à distribuer des antidépresseurs à ceux qui demandent de retrouver leur dignité dans leur région natale.

    Les « pervers narcissiques » nous menacent tous

    Selon ce site, le genre de malade mental responsable du stress qui m’a conduit à m’exiler dans le Morvan représente 2 à 3% de la population.

    Ce site mentionne que ce sont « Des personnes à fuir« . C’est ce que le stress m’a conduit à faire inconsciemment. Pour moi, le remède a été pire que le mal.

    2 à 3 % de fous qui nous côtoient, c’est énorme par le fait que chacun de nous a eu ou aura à subir tôt ou tard ce genre d’individu avec des conséquences parfois très graves. Le pire est que nous ne nous en rendons pas compte.

    C’est scandaleux que la société s’en lave les mains en laissant ces malades mentaux détruire la vie de leurs victimes.

    Pour moi, la vie est maintenant foutue. J’ai tout perdu malgré mes appels à l’aide dès le début.

    La meilleure solution serait que les décideurs des lois aient à subir dans leur vie les conséquences des actes de ces malades. Ainsi ils comprendraient que c’est une affaire sérieuse. Peut-être alors se décideraient-ils à agir.

    J’espère qu’un jour il y aura une justice d’où qu’elle vienne.

    Lormes m’a livré à la misère

    Hormis à mon arrivée où j’ai bénéficié pour mon travail du soutien de Christian PAUL (maire de Lormes à l’époque), dès lors où j’ai acheté un commerce dans le village (suite à un incendie de la location où je vivais), un concurrent est soudainement apparu et ce fut le début de ma chute.

    Je me suis retrouvé seul, sans point d’appui et mon entreprise a été mise en faillite suite à un différent avec mon cabinet comptable (bizarrement, alors que j’avais de l’argent sur mon compte).

    Je vais avoir 72 ans, fin novembre 2020. Je n’aurais pas connu de retraite.

    Je travaille 7 jours sur 7, 10 heures par jour pour un revenu dérisoire, mais surtout pour préserver au mieux mes capacités intellectuelles et ne pas sombrer dans la déprime.

    Je vis seul dans une maison en ruine. L’humidité me cause de gros problèmes de santé que les médecins ne peuvent apparemment pas soigner.

    J’ai une fragilité quant à l’insalubrité et l’humidité du fait d’un antécédent datant de mon enfance. C’est une raison majeure pour laquelle l’installation permanente dans une région de lacs et de forêts m’aurait été interdite.

    De cela, la France, elle s’en fout !

    AUCUN SOUTIEN LOCAL DANS MON CAS

    Pourquoi ne pas privilégier l’économie locale en soutenant les activités de proximité ?

    Dans une région isolée, la petite entreprise n’a pas souvent la possibilité d’aller proposer ses services sur la ville voisine comme c’est le cas en région parisienne. Chez nous, la ville voisine se trouve de 30 à 120 km (exemple d’Avallon et Dijon). En zone rurale, nous sommes dépendants du bon vouloir des décideurs locaux. Si les affaires s’en vont sur les grandes villes, le travail à l’inverse, ne viendra pas chez nous. C’est déloyal.

    Une petite entreprise n’est pas une multinationale. Le chiffre d’affaires d’une auto-entreprise est limité à 80 000 € par an (frais de fonctionnements inclus). Par contre, cela permet de créer un emploi durable et non pas des stages précaire à 600 € par mois.

    Je ne demandais pas d’aide financière. Je demandais un dialogue et par exemple, que des voitures et camions ne stationnent pas à ras de ma vitrine et de la porte d’entrée, ce qui empêchait les clients de passer.

    La commune de LORMES aurait également pu m’attribuer ce qui était recyclable dans la déchetterie afin de me faire travailler plutôt que de les attribuer à des entreprises hors de la commune. C’est injuste et incompréhensible.

    Dans le monde rural on est malheureusement loin des réalités du monde du travail et de la solidarité des villes. Par contre, apparemment, LORMES agit en faveur des cas sociaux, handicapés mentaux et personnes dépendantes.


    J’AI TENU MA PAROLE DONNÉE À DES GENS QUI M’ONT TRAHI

    Une mauvaise impression de solitude

    Dès que je me suis retrouvé seul dans le MORVAN, j’ai eu une impression de vide.

    J’ai commencé à prendre conscience de ma situation et à me poser des questions.

    Tenir mes engagements, ici, « je ne risque rien »

    J’ai eu le doute en moi mais je me suis obligé à rester en me « disant », « les gens ont confiance en toi » (les gens de PARIS), tu dois tenir tes engagements.

    Ici, tu es avec des « socialistes », tu ne risques rien*.

    *En effet, toute ma jeunesse, j’ai eu beaucoup d’amis engagés à gauche qui me soutenaient et m’ont ouvert des portes car j’étais « sans diplôme ».

    En région parisienne, j’avais la confiance des gens

    J’ai eu aussi des gens de droite qui me soutenaient (je dirigeais un centre d’échanges internationaux pour la jeunesse donc pour les enfants sans distinction politique).

    Je me souviens d’un soir où des gens de droite sont venus avec moi pour demander au Maire de Maisons-Alfort d’aider les activités que j’organisais pour leurs enfants. J’avais déjà des « facilités » pour utiliser les locaux et disposer de matériel pour les activités de loisirs.

    Maisons-Alfort est une ville qui se méfiait toujours des jeunes. Malgré cela, malgré mon caractère, ils me faisaient tacitement confiance sans le dire.

    Je n’ai jamais été vraiment « engagé » dans la politique, plus dans l’humain. J’étais (et je suis toujours) « idéaliste« .

    Agir avec des gens puis rentrer chez moi

    Seuls les gens et agir à la base m’intéressaient sur le fond.

    En me retrouvant à LORMES, j’ai cru en les gens du plus « petit » au plus « grand ». J’avais confiance et j’imaginais vivre une page utile de ma vie en apportant quelque chose à ce village.

    Je comptais travailler et vivre à LORMES durant 5 ans (ou jusqu’à la retraite) et puis retourner chez moi en région parisienne pour terminer ma vie avec mon amie à faire des voyages en Europe.

    Ils n’ont pas agi comme mes amis

    JE N’IMAGINAIS PAS TOUT PERDRE DANS LE MORVAN ET VIVRE LE PIRE.

    FACE À CE QUE J’AI VÉCU, J’AURAI DÛ PARTIR EN FAISANT UN IMMENSE BRAS D’HONNEUR AUX MANIPULATEURS.

    La parole ne compte que dans les contrats gagnant-gagnant établis dans la sincérité mutuelle.

    Ce que j’ai vécu ici montre que ceux qui ne tiennent pas parole ont parfois raison. C’est triste.

    QU’EST-CE QUE L’HOMME SANS TRAVAIL NI AMIS ?

    VENGEZ-MOI DES TRAITRES !