Mes amis, mon amie, ma famille et mon histoire sont les raisons principales pour lesquelles j’aime la région parisienne.
Il y a aussi d’autres raisons importantes comme ma réussite professionnelle et mon logement d’où je voyais le quartier de mon enfance.
La région parisienne était le décor de ma vie. Mes amis et moi, nous en étions les acteurs.
Je n’aime pas PARIS comme un spectateur. Paris a ses inconvénients et aussi de gros avantages qui justifient la densité de la population.
J’aime PARIS pour MES AMIS et les souvenirs qui ont fait les images des périodes fastes de ma vie de mon enfance jusqu’à mes 50 ans, juste avant la chute.
PARIS, c’est les seules années qui ont compté pour moi.
En région parisienne, j’ai bâti ma vie. Réussi sans diplôme et était aimé pour ce que je suis autant par des petits que par des gens instruits.
Je n’ai rien construit de solide dans le Morvan qui pourrait m’ancrer à la région.
J’aime le Morvan pour son paysage, mais juste de passage. Toutes mes réussites, tous les visages de mes souvenirs se trouvent en région parisienne.
Je me fous des monuments ce qui compte, ce sont les gens qui ont fait route avec moi. Je les ai perdus et pourtant, ils sont toujours là
On n’efface pas les bons souvenirs
PARIS, c’était pour moi les sorties en groupe aux grands spectacles de Robert Hossein ou d’Holiday on Ice au Palais des Sports, au cinéma ou aux chansonniers place de la République. J’en ai tellement fait des virées dans PARIS jusqu’au 1er novembre 1998.
Plus jamais, depuis cette année-là, je n’en ai vu. Holiday on Ice doit passer 3 ou 4 fois à DIJON chaque année, mais comment y aller en scooter et rentrer dans le milieu de la nuit et à quel prix ? Et même, je n’ai pas envie… pas seul, je suis détruit.
J’avais beaucoup d’amis en banlieue, mais aussi, quelques-uns, plutôt bien lotis dans PARIS. Ils venaient aussi chez moi.
Plus jamais je ne mettrai les pieds, avec eux, sur les Champs Élysées ou à la Foire du Trône pour les montrer aux contacts qui passaient chez nous.
Certes, je n’ai que rarement pris le métro aux heures de pointe hormis dans ma jeunesse entre La Bourse de Paris et Maisons-Alfort, mais je connais bien ce réseau souterrain de transport en commun.
À LA CAMPAGNE, NI MÉTRO, NI BOULOT… DODO
Pour le prix modique d’un ticket à 1.90 € on va ou l’on veut en métro.
Dans le Morvan, on n’a pas de carte de transport. On paye « plein pot » les kilomètres en voiture et c’est cher rien que pour faire mes courses à Corbigny où le choix est réduit (25 km AR = 12 €) ou Avallon avec un hypermarché (60 km AR = 30 €). Pour trouver un vrai centre commercial, il faut aller à Nevers (160 km AR = 80 €) ou à Dijon (c’est mieux, mais 250 km AR = 125 €). Pas de réduction si l’on doit se déplacer tous les jours pour le travail.
J’AI PAS CHOISI
Je n’ai pas choisi de vivre à Lormes, j’ai fui une souffrance à Créteil.
Après mon installation, au retour de mon amie vers Paris, j’ai ressenti un grand vide en regardant son train s’éloigner. Je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas. Je commençais à prendre conscience de la situation.
J’ai craint d’exprimer cela à mon entourage. Honte de ce que j’avais fait.
J’ai voulu aussi « ternir parole » pour être digne de la confiance que les gens avaient en moi.
Je n’ai pas choisi de quitter la région parisienne. J’ai fui un stress sans que ma conscience n’intervienne.
CE N’EST PAS À MOI D’AVOIR HONTE
Ce n’était pas à moi d’avoir honte. C’était à ceux qui m’avaient trahi et manipulé.
Après 22 ans de vie dans ce village, j’ai tout perdu de ce qui faisait ma vie.
Ce déracinement a détruit ma vie relationnelle et ma santé. Il m’a spolié de mes biens et de toutes mes raisons de vivre.
Je suis furieux quand des gens me disent qu’il faut que je me contente de ce que j’ai. Cela justifierait que l’on puisse vous dépouiller de ce que vous avez acquis par votre travail et celui de votre famille. Mes parents et grands-parents ont payé chèrement leur installation en région parisienne. Ils m’avaient ouvert les portes de ma réussite malgré leurs faibles moyens.
Maintenant, j’ai peur de fuir aussi la vie.
J’AIME TOUJOURS LA VIE, MAIS TANT PIS…
Je n’espère plus rien, qu’une fin pas trop douloureuse. Ces 22 ans de luttes m’ont usé.
Je ne serais pas venu seul. Je ne suis pas parvenu à retourner seul en région parisienne. C’est le revers de la médaille d’avoir été aimé et entouré dans le passé. Je ne suis pas une brute et mes amis sont mes points de repère et mes points d’appui psychologiques. On m’a inculqué des valeurs humaines qui sont parfois des handicaps dans un environnement hostile. Ces valeurs m’ont aussi permis d’être heureux avec d’autres.
Curieusement, courant septembre 2020, mon pied s’étant accroché dans un branchage, je me suis laissé partir en avant et je suis tombé à plat ventre sur la route. Je me suis retrouvé avec la main gauche en sang et une forte douleur au genou gauche. J’ai craint pour mon genou le lendemain. Ça a fini heureusement par guérir en une semaine.
Je me rends compte que cette solitude me fait perdre l’instinct de survie.
Normalement, j’aurais dû avoir, comme à l’habitude, un réflexe pour tomber sans me blesser.
Ce jour-là, je n’ai pas eu cet automatisme. Dans ma chute, j’ai pensé « tant pis« . Je me rends compte que je perds l’envie de vivre.
Par ce site, je veux alerter ceux qu’il pourrait aider à préserver leurs racines pour ne pas perdre leur vie.
CHACUN POUR SOI
Des gens me harcèlent pour que je fasse des travaux dans ma maison. C’est un stress supplémentaire. Je ne peux assumer de telles dépenses. Il s’agit de plusieurs bâtiments complétement en ruine qu’il vaudrait mieux détruire. Il serait plus urgent de faire des travaux là où je vis car au dernier orage mon couloir d’entrée s’est retrouvé inondé. La toiture est en mauvais état.
De cela, nul ne s’en soucie dans ce voisinage. Je vais devoir vendre cette maison. D’un appartement moderne à Créteil et d’un magasin à Maisons-Alfort qui devait m’apporter un complément de retraite, je vais me retrouver locataire sans rien à moi. Lormes ne m’a pas encore pris mon savoir ni mon intelligence qui n’ont pas de valeur ici.
TROP DUR POUR MOI
En région parisienne, je vivais en copropriété. Je n’avais donc pas à m’occuper de l’entretien de l’immeuble. Je reconnais que je suis incapable de faire fonctionner ma petite entreprise 7 jours sur 7, 10 heures par jour (pour un revenu inférieur à celui d’un travailleur chinois) et d’entretenir une maison. À 72 ans, je fatigue un peu, mais je ne l’aurais pas fait à 25 ans.
Je ne sais malheureusement m’investir que dans une chose à la fois. Ça a toujours été le travail qui a pris le dessus car il est supposé me faire gagner de l’argent pour faire le reste. C’est sans doute une faiblesse de ma personnalité qui est l’une des raisons pour laquelle je ne peux pas vivre seul dans une maison à la campagne… et ça, je le savais depuis bien longtemps.
ILS CONDITIONNENT LES CERVEAUX ET ATTENDENT LEUR L’HEURE
Lors de mes 20 – 25 ans, j’étais étonné par la propagande dans les journaux télévisés de 13 heures pour que des gens aillent vivre à la campagne (sur TF1, si je me rappelle). J’avais demandé l’avis d’un ami qui m’avait répondu « qu’il fallait mieux rendre les villes meilleures » et j’avais décidé de dire « NON » à toute idée d’installation à la campagne.
De toute ma vie, je n’ai jamais voulu ni maison de campagne, ni caravane ou autre.
Je voyageais souvent… toujours à l’hôtel lors de mes voyages fréquents et comme résidence principale, mon appartement à Créteil. Je ne voulais pas de contrainte durant mes loisirs ni devoir prendre en charge toute l’année une maison ou autre. Une vie facile et heureuse avec un métier qui me plaisait, mon amie et des voyages, sorties spectacles et restaurants. Je n’avais besoin de rien d’autre.
Je ne rêvais surtout pas de maison à la campagne. Je voulais bouger, franchir les montagnes, visiter des endroits pittoresques et variés. J’aime le changement, la liberté. Une maison de campagne, c’est tout le contraire. Je savais ce que j’aimais depuis mon adolescence.
Après avoir réussi ma vie jusqu’à l’âge de 50 ans… tout m’aura été repris.
Je suis obligé de vendre (pour 10 000 €, c’est ce que ça vaut) et payer un loyer de 500 € par mois (c’est correct ici). Le nouveau propriétaire (un artisan) prévoit des travaux d’amélioration que je ne saurais entreprendre seul. J’ai eu une poussée de tension causée par tout ce que je vis ici. C’est sans doute la meilleure solution pour faire diminuer provisoirement mon stress avec le voisinage. Cela reste une honte pour ce village de ne pas m’avoir fait travailler pour que je puisse maintenir une vie digne.
Je vais partager avec vous ce que je vis tout au long des jours.
CEUX QUI PARTENT ONT TOUJOURS TORT
Lisez mon histoire. Elle est pour vous. Si elle peut aider quelqu’un à préserver sa vie en cas de difficultés, j’aurais fait une bonne action. Gardez vos racines, gardez ceux qui vous sont chers, gardez ce que vous aimez. Ceux qui partent ont toujours tort.
La région parisienne n’est pas facile pour certains comme c’est le cas dans beaucoup de grandes villes. Pourtant, les campagnes éloignées ne peuvent offrir ce que l’on trouve en ville. Pire, la vie dans des hameaux perdus est un danger et une solitude quand on vieillit. Le retour en ville devient vite impossible même si on le croyait au début.
Nous sommes le 25 octobre 2020,
Job SANTER
(c’est un pseudo qui me va bien dans cette Nièvre)
C’est vrai, je n’aime pas la foule dans PARIS.
Toutefois, PARIS la nuit, quand ça roule, avec mes amis, c’est la fête.
Ils m’emmenaient là où je ne serais jamais allé seul, je me laissais facilement emporter par l’ambiance.
En la banlieue, il y a beaucoup de richesses à visiter et des super restaurants.
La campagne, c’est trop calme
Depuis 22 ans que je suis à Lormes, sans personne qui compte pour moi, je ne fais plus rien d’important.



