Un fils d’ouvrier prisonnier dans la Nièvre

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UN FILS D’OUVRIER ENFERMÉ À LORMES

Je suis solidaire des travailleurs pour la défense du monde du travail. J’y ai participé lorsque j’étais en région parisienne.

Je suis exilé involontaire dans la terre « socialiste » de la Nièvre à Lormes, victime d’un malade mental.

Je combats pour ma survie dans des conditions d’insalubrité préjudiciables à ma santé.

Depuis 22 ans je demandais mon retour dans le Val-de-Marne, ma région natale, pour retrouver ses racines.

Toute cette tranche de vie perdue alors que j’avais l’énergie et la santé. Ces conditions de vie m’auront usé physiquement et moralement.

Je n’espère plus rien de cette France qui n’a de social que le nom. Le social ne consiste pas à distribuer des antidépresseurs à ceux qui demandent de retrouver leur dignité dans leur région natale.

Les « pervers narcissiques » nous menacent tous

Selon ce site, le genre de malade mental responsable du stress qui m’a conduit à m’exiler dans le Morvan représente 2 à 3% de la population.

Ce site mentionne que ce sont « Des personnes à fuir« . C’est ce que le stress m’a conduit à faire inconsciemment. Pour moi, le remède a été pire que le mal.

2 à 3 % de fous qui nous côtoient, c’est énorme par le fait que chacun de nous a eu ou aura à subir tôt ou tard ce genre d’individu avec des conséquences parfois très graves. Le pire est que nous ne nous en rendons pas compte.

C’est scandaleux que la société s’en lave les mains en laissant ces malades mentaux détruire la vie de leurs victimes.

Pour moi, la vie est maintenant foutue. J’ai tout perdu malgré mes appels à l’aide dès le début.

La meilleure solution serait que les décideurs des lois aient à subir dans leur vie les conséquences des actes de ces malades. Ainsi ils comprendraient que c’est une affaire sérieuse. Peut-être alors se décideraient-ils à agir.

J’espère qu’un jour il y aura une justice d’où qu’elle vienne.

Lormes m’a livré à la misère

Hormis à mon arrivée où j’ai bénéficié pour mon travail du soutien de Christian PAUL (maire de Lormes à l’époque), dès lors où j’ai acheté un commerce dans le village (suite à un incendie de la location où je vivais), un concurrent est soudainement apparu et ce fut le début de ma chute.

Je me suis retrouvé seul, sans point d’appui et mon entreprise a été mise en faillite suite à un différent avec mon cabinet comptable (bizarrement, alors que j’avais de l’argent sur mon compte).

Je vais avoir 72 ans, fin novembre 2020. Je n’aurais pas connu de retraite.

Je travaille 7 jours sur 7, 10 heures par jour pour un revenu dérisoire, mais surtout pour préserver au mieux mes capacités intellectuelles et ne pas sombrer dans la déprime.

Je vis seul dans une maison en ruine. L’humidité me cause de gros problèmes de santé que les médecins ne peuvent apparemment pas soigner.

J’ai une fragilité quant à l’insalubrité et l’humidité du fait d’un antécédent datant de mon enfance. C’est une raison majeure pour laquelle l’installation permanente dans une région de lacs et de forêts m’aurait été interdite.

De cela, la France, elle s’en fout !

AUCUN SOUTIEN LOCAL DANS MON CAS

Pourquoi ne pas privilégier l’économie locale en soutenant les activités de proximité ?

Dans une région isolée, la petite entreprise n’a pas souvent la possibilité d’aller proposer ses services sur la ville voisine comme c’est le cas en région parisienne. Chez nous, la ville voisine se trouve de 30 à 120 km (exemple d’Avallon et Dijon). En zone rurale, nous sommes dépendants du bon vouloir des décideurs locaux. Si les affaires s’en vont sur les grandes villes, le travail à l’inverse, ne viendra pas chez nous. C’est déloyal.

Une petite entreprise n’est pas une multinationale. Le chiffre d’affaires d’une auto-entreprise est limité à 80 000 € par an (frais de fonctionnements inclus). Par contre, cela permet de créer un emploi durable et non pas des stages précaire à 600 € par mois.

Je ne demandais pas d’aide financière. Je demandais un dialogue et par exemple, que des voitures et camions ne stationnent pas à ras de ma vitrine et de la porte d’entrée, ce qui empêchait les clients de passer.

La commune de LORMES aurait également pu m’attribuer ce qui était recyclable dans la déchetterie afin de me faire travailler plutôt que de les attribuer à des entreprises hors de la commune. C’est injuste et incompréhensible.

Dans le monde rural on est malheureusement loin des réalités du monde du travail et de la solidarité des villes. Par contre, apparemment, LORMES agit en faveur des cas sociaux, handicapés mentaux et personnes dépendantes.


J’AI TENU MA PAROLE DONNÉE À DES GENS QUI M’ONT TRAHI

Une mauvaise impression de solitude

Dès que je me suis retrouvé seul dans le MORVAN, j’ai eu une impression de vide.

J’ai commencé à prendre conscience de ma situation et à me poser des questions.

Tenir mes engagements, ici, « je ne risque rien »

J’ai eu le doute en moi mais je me suis obligé à rester en me « disant », « les gens ont confiance en toi » (les gens de PARIS), tu dois tenir tes engagements.

Ici, tu es avec des « socialistes », tu ne risques rien*.

*En effet, toute ma jeunesse, j’ai eu beaucoup d’amis engagés à gauche qui me soutenaient et m’ont ouvert des portes car j’étais « sans diplôme ».

En région parisienne, j’avais la confiance des gens

J’ai eu aussi des gens de droite qui me soutenaient (je dirigeais un centre d’échanges internationaux pour la jeunesse donc pour les enfants sans distinction politique).

Je me souviens d’un soir où des gens de droite sont venus avec moi pour demander au Maire de Maisons-Alfort d’aider les activités que j’organisais pour leurs enfants. J’avais déjà des « facilités » pour utiliser les locaux et disposer de matériel pour les activités de loisirs.

Maisons-Alfort est une ville qui se méfiait toujours des jeunes. Malgré cela, malgré mon caractère, ils me faisaient tacitement confiance sans le dire.

Je n’ai jamais été vraiment « engagé » dans la politique, plus dans l’humain. J’étais (et je suis toujours) « idéaliste« .

Agir avec des gens puis rentrer chez moi

Seuls les gens et agir à la base m’intéressaient sur le fond.

En me retrouvant à LORMES, j’ai cru en les gens du plus « petit » au plus « grand ». J’avais confiance et j’imaginais vivre une page utile de ma vie en apportant quelque chose à ce village.

Je comptais travailler et vivre à LORMES durant 5 ans (ou jusqu’à la retraite) et puis retourner chez moi en région parisienne pour terminer ma vie avec mon amie à faire des voyages en Europe.

Ils n’ont pas agi comme mes amis

JE N’IMAGINAIS PAS TOUT PERDRE DANS LE MORVAN ET VIVRE LE PIRE.

FACE À CE QUE J’AI VÉCU, J’AURAI DÛ PARTIR EN FAISANT UN IMMENSE BRAS D’HONNEUR AUX MANIPULATEURS.

La parole ne compte que dans les contrats gagnant-gagnant établis dans la sincérité mutuelle.

Ce que j’ai vécu ici montre que ceux qui ne tiennent pas parole ont parfois raison. C’est triste.

QU’EST-CE QUE L’HOMME SANS TRAVAIL NI AMIS ?

VENGEZ-MOI DES TRAITRES !