Je rentre de la déchetterie de Lormes ce jour 22 mai 2020 à 12 h 41.
J’écris ce qui s’est passé au cas où un jour ou l’autre j’aurais un problème de santé.
J’ai subi des tracasseries multiples lors du dépôt des débarras de marchandises que les habitants déposent au magasin ou que j’enlève lors de vide-maisons.
LA KOMMANDANTUR DES DÉCHETS
J’ai dû attendre 1/2 heure avant d’entrer et j’ai eu affaire à une femme qui m’a stressé pour des mesquineries dans le tri et l’absence de sacs qu’eux-mêmes finalement ne disposaient pas.
Au bout d’un quart d’heure de cet énervement je me suis retrouvé tout étourdi, une vision floue avec une sensation de fatigue, la gorge sèche, l’envie de boire.
LE TRAVAILLEUR CHINOIS GAGNE EN DIGNITÉ
J’ai 71 ans et je dois travailler plus de 70 heures par semaine pour compléter ma maigre retraite par un revenu de misère (50 centimes de l’heure – recyclages divers).
Je gagne moins qu’un travailleur chinois.
Je supporte mal ces gens qui créent des agressions dominatrices avec des exigences souvent contradictoires.
Je note cela au cas où un jour il m’adviendrait quelque chose par la tension nerveuse créée.
Cette même personne m’avait un jour, sous la pluie, fait sortir ma carte de déchetterie.
C’est peut-être normal, mais en remettant mon portefeuille dans ma poche, je l’avais mal placé sous le coup de l’agacement et je ne l’ai plus retrouvé.
En fait, il s’était coincé hors de ma poche, dans ma doublure de blouson et a fini par tomber au moment où je rentrais dans ma cour.
Heureusement que cela s’est passé chez moi, car imaginez si je l’avais perdu dans la rue, avec tous mes papiers et mon argent.
ILS SONT À NOTRE SERVICE, ET PAS L’INVERSE (nous les payons)
J’en ai assez de ces complications que je subis depuis 21 ans dans ce village.
Tout est stress. Ils me mettent en danger.
Ils ne m’aiment pas… je préfèrerais être ailleurs… chez moi, loin de ces gens qui font ma souffrance et mon enfermement.
Je le dis mal, mais c’est ce que je ressens.
L’enfer de l’anéantissement dans la campagne et la solitude.
Un monde sauvage et pervers
Georges Brassens – Le Gorille
