Mes racines : mon village, c’est PARIS

Écrit par

dans

Ma bande était aussi « ma famille »

Je suis né là-bas, j’y ai vécu ma jeunesse et mes plus grands succès. Mes amis y sont irremplaçables.

Paris et le Val-de-Marne, sont mon histoire et mes souvenirs.

Mon enfance, c’est Maisons-Alfort, la cour du pavillon insalubre des années 50 où j’ai grandi très heureux et très aimé dans une famille ouvrière pauvre et digne.

Ado, j’étais dans les bandes de la cité… le mouvement de jeunesse… le travail à la bourse de Paris (sans diplôme), chez un agent de change près d’Opéra.

L’armée que j’ai choisi de faire (je ne voulais pas être dispensé).

Aux côtés de la jeunesse dans la cité, de jour comme de nuit

Éducateur en prévention (« sans diplôme ») aux cités de Villiers-le-Bel… C’était « VILLIERS-JEUNES« , j’étais « quelqu’un » pour les zonards. Un mec capable de les emmener à travers les montagnes durant 40 km avec une carte et une boussole. Si je faisais ça… les plus « durs » étaient bien obligés de tenir pour ne pas démériter. Ces jeunes-là m’auraient défendu en cas de problèmes… Jamais aucun vol de leur part à mon égard. Ça s’appelle de la « communication« , pas de l’obligation.

Les échanges internationaux pour la jeunesse, nous voyagions avec mes vieux autocars de 20 ans d’âge.

Fabriquer des bougies et les vendre sur les marchés pour payer une partie du voyage, c’était « FLAMME & JOIE« .

Ces jeunes-là, ils ont parcouru la route et ont dormi dans la forêt pour ne pas avoir peur, devenir plus forts et plus grands.

Que du bonheur, sans diplôme, juste avec des gens… merci Paris

Les parents ont suivi l’exemple de leurs enfants. Ils ont voulu voyager aussi dans nos vieux autocars.

Nous dormions même dans une auberge de jeunesse avec des lits plus ou moins humides.

Puis nous avons progressé ensemble jusqu’à dormir dans des châteaux.

Nous étions plus de mille participants très fidèles au bout de quelques mois. Nous avons créé un club de voyages, c’était « INTER-CITÉS LOISIRS« .

Nous parcourions l’Europe (sans diplôme), de l’Andalousie au Danemark, de l’Angleterre à l’Autriche et à la Bavière. Rien que des beaux souvenirs dont je n’ai malheureusement gardé aucune photo pensant que le rêve durerait toujours (j’en suis aujourd’hui très triste).

En 1991, je lance une entreprise d’informatique « MÉDIAMAC : Revendeur Apple ». Dans mon appartement au début et ensuite, j’achète mon magasin.

« Fallait oser« , m’ont dit d’autres revendeurs Apple, « tu as eu raison« . D’excellents clients qui tenaient à moi (des scientifiques, médecins, artistes, littéraires, des gens connus qui m’appréciaient…). Capables, au jour où je suis tombé à Lormes, de chercher à me retrouver et faire les 500 km de route pour m’apporter leurs ordinateurs.

Une belle histoire… qui s’est arrêtée à cause d’un con

Salauds, vous m’avez eu ! Je vais mourir trop tôt…