Il ne faut pas confondre une girouette avec une boussole.
La campagne c’est du vent : beaucoup de gens sont instables, ne construisent rien de durable.
Ils font des promesses un jour qu’ils oublient le lendemain ou dans les minutes qui suivent selon ce qui les arrangent.
Il n’y a pas d’esprit d’entreprise.
C’est l’esprit d’assistanat qui règne, la solitude et la misère.
Ils ne savent pas avoir une relation humaine normale dans une vraie communication avec une écoute.
Attention, la campagne n’est pas Montfort-l’Amaury ni Montpellier.
C’est la zone isolée à 30 km de la première ville réelle (pas une bourgade).
Se retrouver piégé ainsi sans retour possible dans la sécurité est la pire chose qui puisse arriver à un citadin habitué à une vie sociale et affective riche.
C’est comme une condamnation ultime sans crime ni délit.
C’est une petite mort. On n’a plus de point d’appui.
Il se produit un vieillissement accéléré dont même les chiens abandonnés subissent les effets.
Cette France-là n’est pas la mienne
Encore une fois et dans tout ce que j’écris, je distingue la majorité silencieuse des « braves gens », des manipulateurs et de ceux qui tirent profit du monde rural. Je sais que la majorité des Ruraux subissent cette situation. Ils n’en sont pas responsable. Ils n’ont pas trouvé l’énergie ni le savoir pour dire « NON« , la vie, ce n’est pas subir. Leurs racines leur appartiennent. À eux d’accepter ou de refuser leurs conditions de vie.
Ont-ils la capacité de choisir ?
Qui maintient ces gens dans le froid, dans la solitude, dans la misère, loin de la culture, de la solidarité populaire, du choix de métiers épanouissants, de la formation professionnelle, et j’en citerai davantage, mais j’entends déjà dire qu’ils sont « heureux comme ça ». Comment peut-on rejeter ce que l’on ne connaît pas ? La vie, c’est choisir sa route dans la liberté et la connaissance.
L’exemple parlant : je suis prisonnier de ce village sans pouvoir retourner dans la ville de mon enfance dans la sécurité en retrouvant ce que je m’étais gagné. Preuve en est que ces villages sont des prisons qui ruinent et détruisent tous ceux qui s’y retrouvent piégés. J’inclus tout être humain qui n’a pas le choix, natifs du lieu comme exilé. Je suis solidaire de tous les Ruraux qui souffrent de leurs conditions sans souvent savoir qu’une autre vie est possible.
Pour ma part, je suis fils d’ouvriers de la ville. C’est la classe sociale de mes parents, celle envers laquelle j’ai des obligations et dont je me sens encore plus solidaire de par ma naissance. Cette classe et cette histoire dont on me tient éloigné. Je souhaite de tout cœur que les gens des campagnes prennent aussi conscience de leur idéal de vie pour se libérer et s’organiser ensemble. C’est à eux de construire le monde qu’ils souhaitent.
